Avec une pile; des fils et une lampe de 3,5 V, on teste le passage du courant dans différents matériaux, que l'on classe ensuite en conducteurs ou isolants.

- Voici ceux qui ne laissent pas passer le courant. On les classe parmi les isolants: verre, porcelaine, coquille de calcaire, craies, papier, carton, bois, caoutchouc, gomme, matières plastiques, textiles:
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Nous remarquons que l'eau du robinet laisse passer un peu de courant. Elle n'est donc pas un isolant. De même pour le bois, le carton ou le papier s'ils sont mouillés.
Ces composants électroniques ne laissent passer qu'une faible quantité d'électricité. Ils présentent une résistance au passage du courant. Résistance, mine de crayon en graphite, diodes luminescentes, thermistances, diode Zener:


Avec ce microampèremètre, on met en évidence le passage du courant dans le corps humain. C'est normal car le corps humain contient de l'eau salée. Le courant passe plus facilement si les doigts sont humides.


A ) Si lon applique les lamelles dune pile de 4,5 V sur les bornes dune petite ampoule, celle-ci se met à briller. Cela montre que lon peut produire de la lumière grâce à lélectricité.
Il existe dautres appareils déclairage électrique comme les tubes fluorescents de notre classe, les lampes économiques et les diodes luminescentes.Observons de près notre ampoule de 3 V. Nous remarquons quelle comporte deux tiges métalliques entre lesquelles est fixé un filament:
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Avec lalimentation ajustable, nous appliquons dabord une faible tension à la lampe, puis nous laugmentons progressivement. Le filament rougit puis devient jaune orangé avant dêtre blanc. Cest à ce moment quil éclaire le plus. On dit quil est incandescent.
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Voir l'expérience en images (site année 2000)
Cest parce que le filament chauffe fortement quil émet de la lumière.Dans une lampe à incandescence, le filament est fait dun métal qui résiste aux hautes températures : le tungstène (point de fusion 3410°C, symbole W, voir la table des éléments chimiques).
Ci-dessous: le filament fondu d'une lampe de projecteur de diapos: ![]()
Expérience n°1
On place un barreau de graphite (une mine de crayon gris) entre les pinces des fils de notre alimentation variable. On règle la tension à 12V; lintensité atteint 3,5 A. Le barreau chauffe rapidement et devient rouge vers le milieu. Les pinces aussi sont brûlantes.
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Ceci montre que lon peut produire très facilement de la chaleur à partir de lénergie électrique.
Cest leffet thermique de lélecticité.
Expérience n°2
Avec une simple résistance plongée dans un tube à essais, nous avons pu faire boullir de leau. Cest le principe du thermoplongeur:
Leffet thermique de lélectricité à été découvert en 1841 par le physicien anglais James Joule.
On utilise donc leffet Joule dans tous les appareils électriques destinés à produire de la chaleur: radiateurs, fours, plaques de cuisson, fer à repasser, sèche-cheveux, bouilloire, friteuse...
B) Effet magnétique.
On place un fil électrique à proximité dune boussole. Lorsquon fait passer un courant dans le fil, laiguille aimantée dévie légèrement.![]()
Voir la vidéo (1 Mo)
Cela montre que le courant électrique crée un champ magnétique autour du fil quil parcourt.
Pour mieux visualiser cet effet, nous enroulons plusieurs tours dun fil verni autour dune bousole. Quand un courant traverse notre bobine, laiguille dévie fortement pour sorienter perpendiculairement au fil. Leffet magnétique a été multiplié par le nombre de tours du bobinage.Nous enroulons maintenant un fil de cuivre verni (donc isolé) autour dun cylindre de fer doux . Dès que le courant passe dans le bobinage, des objets ferreux sont attirés : le barreau exerce une forte aimantation. Laimantation cesse sitôt que lon coupe le courant.
Avec un bobinage autour dun noyau de fer, on a réalisé un électroaimant (un aimant intermittant).
Leffet magnétique du courant électrique a été découvert par le physicien danois Oersted vers 1820.
Alimenté en électricité (6 V), l'électroaimant attire des petites pièces métalliques contenant du fer: Ci dessous: on place un électroaimant devant une boussole (photo 1). Dès que l'on branche les fils sur la pile, l'aiguille de la boussole dévie: elle est soumise à une force magnétique créée par le passage du courant dans la bobine (photo 2). On a remarqué aussi que si l'on change le sens du courant, l'aiguille de la boussole dévie dans l'autre sens:
Bobines d'électroaimants des coffrets Gégé: La sonnette: application directe des électroaimants: (voir les expériences du coffret Gégé électricité) ![]()
Applications de l'électroaimant: les moteurs électriques rotor à trois pôles d'un moteur de jouet: Rotor à 20 pôles d'un puissant moteur de ventilateur de voiture Les bornes de chaque enroulement sont reliées aux lames de cuivre du collecteur: Moteur de démonstration, à rotor à deux pôles (coffret Gégé) ![]()
Schémas de l'encyclopédie Tout l'Univers en 16 volumes (1964) ![]()
Moteur universel de démonstration: Rotor d'un moteur électrique à 9 pôles, à gauche on apperçoit le collecteur et les charbons: Télégraphe électromagnétique: observer l'électroaimant à deux bobines verticales qui actionne la pièce portant la mine traçante: Une application essentielle de l'effet électromagnétique: le haut-parleur. Ici l'on voit la fine bobine qui se trouve normalement placée dans le champ de l'aimant permanent:
Composants, circuits électriques simples: montage en série, en parallèle...
Observons l'intérieur d'une pile de 4,5 V :
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Nous remarquons que les trois éléments en zinc sont reliés par des lames soudées, qui vont chacune du + vers le -.
Ces trois éléments de 1,5 V chacun sont reliés en série, c'est à dire qu'ils se suivent dans le même ordre.
Ainsi les tensions s'additionnent: 1,5 V + 1,5 V + 1,5 V = 4,5 V
Expériences de l'année 2001
Expérience de la pile électrique (assimilable à une pile Volta) - année 2007
Pour cette expérience il faut des plaques de cuivre, des plaques de zinc, du papier buvard, de l'acide sulfurique dilué, quelques fils, une ampoule de 2 V ou un moteur électrique:
Après avoir soudé le fil bleu sur une plaque de zinc et le fil rouge sur une plaque de cuivre, on empile les plaques en les séparant par le papier buvard:
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Cette expérience montre que l'on peut produire de l'électricité à partir d'une réaction chimique, mais notre pile ne fonctionne pas longtemps: les plaques de zinc noircissent et la pile perd très vite de sa puissance. |
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Ci-dessous: une pile au zinc hors d'usage. L'enveloppe en métal totalement rongée par l'acide montre que des réactions chimiques sont à la base du fonctionnement des piles de ce type:
Les diodes et le sens du courant
On utilise une pile de 4,5 V, une lampe, des fils et une diode. On relie la lampe à la pile par l'intermédiaire d'un fil (fil blanc). Un autre fil soudé à la pile est laissé libre (fil vert).
1/ On place la diode entre la borne libre de la pile et le fil vert: la lampe s'allume. Cela montre que la diode laisse passer le courant (elle est conductrice).
2/ On retourne la diode (observer la petite bague argentée). Cette fois la lampe ne s'allume pas.
Conclusion: la diode ne laisse passer le courant que dans un seul sens.
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On peut renouveller cette expérience avec une diode d'un autre modèle. Remarque: on obtiendrait le même résultat en retournant la pile car cela inverserait le sens du courant.
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Vocabulaire à retenir:
Le courant a un sens. Par convention, on dit qu'il circule de la borne + vers la borne - de la pile.
La diode est un composant polarisé: elle n'accepte qu'un sens de circulation du courant.
Quand on "retourne" un élément dans le circuit, on dit qu'on inverse sa polarité.
